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Texte libre

« Celui qui croit qu'une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou, ou un économiste. » Kenneth Boulding (1910-1993), économiste, président de l'American Economic Association

« Il ne peut y avoir de retrait de points que pour les infractions commises avec un véhicule pour la conduite duquel un permis de conduire est exigé. »
Le Ministère de l’Intérieur, sur son site web.

" Le XXIe siècle sera écologique ou ne sera pas "
Hubert Reeves, astrophysicien, 2001





L'avenir Radieux

Ce blog donne une vision très variée de ce qu'est notre monde, j'y relate des articles sur l'environnement, la politique, la duperie généralisée, les mensonges globalisés, etc. Tout n'est pas dit mais j'espère ouvrir les yeux de certains sur une multitude de sujets, bonne visite dans ce  monde à l'avenir radieux...

 

Lundi 19 mai 2008

Copyright verts-europe-sinople.net

Extraits de cet article sur: agrobiosciences.org

Par Jean-Claude Flamant, pour la Mission Agrobiosciences

A l’origine, des prémices prometteuses, puis des décisions politiques tardives, avant d’arriver à des mises en cause radicales. Comment en est-on arrivé là ? Y-a-t-il des issues pour les agrocarburants ? C’est tout l’objet de ce nouveau billet de la Mission Agrobiosciences...

Copyright verts-europe-sinople.net - 16.8 koDes signes d’intérêt
Tout d’abord le principe de la « Chimie verte » propose une Valorisation Non Alimentaire (VANA) de l’ensemble des molécules d’une plante (Lire la conférence d’Antoine Gaset, dans le cadre de l’Université des Lycéens). Puis la mise en culture des surfaces en jachères à des fins de production énergétique, demandée par les agriculteurs...

Et des décisions politiques favorables

Des dirigeants agricoles font le lien avec les industriels, les chercheurs et les décideurs politiques, dont particulièrement Jean-Claude Sabin à la tête de l’organisme interprofessionnel des oléagineux (Sofiproteol). Leur ténacité emporte la décision : en 2003, l’Europe prend l’option d’inclure dans les carburants 5,75% de biocarburants à horizon 2010. (Directive 2003/30/CE)...

Des oppositions inédites
Tout est bien qui finit bien ? Eh non ! Car, alors que se met en place courant 2007 tout un dispositif - aides de l’Etat, investissements, pédagogie et communication - des réactions inédites et critiques se manifestent. D’abord, une contestation sur le nom : désormais il faut dire agro carburants et non plus bio carburants, pour désigner ces carburants d’origine agricole, au-delà de la polémique sur la protection du suffixe bio à réserver à l’agriculture
 biologique. ...

Le surgissement d’un débat : « Rouler ou manger ? »
Pour compliquer les choses, un retournement de la conjoncture mondiale remet en cause les bases mêmes du calcul économique. Certes, les cours du pétrole s’envolent au-delà du seuil de rentabilité des agrocarburants...

Quelles issues pour les agrocarburants ?
Alors, enterrés les agrocarburants ? Non, car nous ne sommes pas encore au bout de l’histoire... D’autres voies se dessinent. Ainsi, le bureau d’études Solagro propose qu’au lieu de fabriquer du carburant biodiesel à partir de cultures oléagineuses dont les tourteaux sont les sous-produits pour l’alimentation des bétails, on adopte la stratégie inverse : cultiver colza et luzerne en plus grande quantité pour satisfaire les besoins de nos élevages en protéines végétales pour ne plus dépendre d’importations du Brésil et des USA, et considérer l’huile et le biodiesel comme des sous-produits de ces cultures ....
par Gabeu publié dans : Vélorution / pollution
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Dimanche 18 mai 2008

La Décroissance, le mensuel des objecteurs de croissance

La Charte de La Décroissance

Le projet de la décroissance est la seule alternative possible au développement de la misère et à la destruction de la planète. La décroissance est un mouvement d'idées et un ensemble de pratiques qui n'appartiennent à personne. La Décroissance entend être au service de cette cause, mais ne prétend pas en être le dépositaire exclusif. Il se veut au contraire un vecteur de débats et de mobilisations pour convaincre les partisans du «développement durable» de leur impasse. Le journal s'adressera par son contenu au plus grand nombre, fort du principe que les choix politiques sont l'affaire de tous. Nous défendrons quelques grands principes qui constituent notre identité et la raison de notre combat. Nous sommes foncièrement humanistes, démocrates et fidèles à des valeurs comme la liberté, l'égalité et la fraternité. Nous ne croyons pas qu'il faille choisir entre la question écologique et la question sociale, qui sont pour nous intimement liées. La décroissance vise à rendre aux générations futures une planète sur laquelle non seulement il sera encore possible de vivre mais où il fera bon vivre. La décroissance ne propose pas de vivre «moins» mais «mieux», avec «moins de biens et plus de liens». La décroissance repose sur une autre conception de la société que toutes celles que proposent les autres partis politiques. Elle se fonde sur un autre rapport à l'espace et au temps mais qui n'est qu'une façon de renouer avec une longue histoire de combat contre dominations et aliénations. Nous sommes convaincus que l'émancipation sera l'oeuvre des humains eux-mêmes et au premier chef des plus faibles. Nous croyons en la possibilité de poursuivre l'aventure pour une société plus humaine, loin de toute idéalisation du passé ou des traditions ou d'un ailleurs. Nous n'avons pas de modèle car nous croyons à la nécessité d'inventer ensemble une société viable et juste. Le journal soutiendra toute initiative de simplicité volontaire mais travaillera aussi à l'articulation de ces initiatives individuelles ou communautaires à la construction d'un projet politique capable de faire rêver. Le journal sera une tribune des débats qui divisent et diviseront toujours ce mouvement. Le journal n'accueillera pas, en revanche, les idéologies qui font de l'humanité elle-même la source des problèmes. Nous combattons tout système productiviste et société de consommation mais nous ne voyons pas dans l'humanité notre adversaire. Nous pensons qu'il est possible et nécessaire de réconcilier le «principe responsabilité» et le «principe espérance».

Sommaire de ce numéro

Télécharger les 4 premières pages (PDF)

Vous pouvez aussi le commander contre deux timbres à 0, 54 euros ici : Commander.

Les cahiers de l'IEESDS N°1–décembre 2006

L'escroquerie médiatique du siècle (par Sophie Divry)
Adresse aux objecteurs de croissance qui veulent faire de la politique (par Paul Ariès)
Pour une décroissance civilisée (par Vincent Cheynet)
La décroissance en question
Historique du mot

par Gabeu publié dans : Décroissance / mode de vie / equitable...
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Samedi 17 mai 2008
Bon appétit ... >

D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises » ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...

 > Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe..

> Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché.

> Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60 % de ces cultures seulement sont autorisées ; les autres sont des extensions « sauvages » sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.

 > Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005) ; le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux : il bloque les alvéoles pulmonaires.

> Qui s'en soucie ? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d'oeuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver.

> .. Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau.


> Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers. >

> La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place > ...

Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez : ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respirés ...

> La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées despommes encore plus traitées que les pommes françaises...

> PAR Claude-Marie Vadrot > Politis jeudi 12 avril 2007





(Voici un texte qui a un an mais qui est hélàs toujours d'actualité.)

D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...


Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.

Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que  soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché.

Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.

Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in  vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et  de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.

Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses  emploient une main-d'oeuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver.
Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau.

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.

La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place.

Et les ouvriers agricoles  sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré ...

La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes  encore plus traitées que les pommes françaises...

Claude-Marie Vadrot
Politis jeudi 12 avril 2007
par Gabeu publié dans : Décroissance / mode de vie / equitable...
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Vendredi 16 mai 2008

Choc de la décroissance

Présentation de l'éditeur
Alors que 20 % des humains s'accaparent plus de 80 % des ressources naturelles de la planète, que les capacités de celle-ci à absorber les pollutions que nous émettons ont largement été dépassées et que les ressources fossiles s'épuisent, avons-nous encore le choix, dans les pays riches, entre croissance et décroissance ? La croissance « verte », « propre », « dématérialisée », ou le « développement durable », présents dans la bouche de toute notre représentation politique, ne sont-ils pas autant d'opérations cosmétiques qui nous empêchent de regarder la réalité en face et nous conduisent à accentuer une folle fuite en avant ? Un enfant de cinq ans comprend qu'une croissance infinie est impossible dans un monde aux ressources limitées ; pourtant, de cette réalité, notre société fait un véritable déni. Sans relais dans les grands médias, des intellectuels, des militants et quelques rares hommes et femmes politiques tracent de nouvelles perspectives et réfléchissent à l'incontournable décroissance économique des pays riches. Ils théorisent leurs idées et les expérimentent aux niveaux individuel, collectif et politique. Ils cherchent aussi à mettre en lumière les écueils et les dérives de cette perspective en rupture profonde avec l'idéologie d'un monde sans limites qui traverse désormais notre société. L'auteur, un des acteurs majeurs de ce mouvement en France, fait partager ici son analyse pour une décroissance, certes en rupture radicale avec l'imaginaire de la société de consommation, mais profondément inscrite dans les grands mouvements d'émancipation de cette société.

Biographie de l'auteur
Vincent Cheynet est né en 1966. Parallèlement à des engagements associatifs et politiques, il a été pendant une dizaine d'années directeur artistique dans une multinationale de la publicité avant de se retourner contre son ancien métier. En 1999, il fonde l'association et la revue Casseurs de pub. En 2003, il crée le journal La Décroissance, le journal de la joie de vivre, un mensuel dont il est le rédacteur en chef.

Du même auteur
Lyonnais, qui avez-vous élu ? aux éditions de la Mèse, mai 2008
Ubunaesque ! aux éditions de la Mèse, 2003
Direction : Casseurs de pub, un pavé dans la geule de la pub, aux éditions Parangon, 2006
Co-direction : Objectif décroissance, avec Michel Bernard et Bruno Clémentin, aux éditions Parangon, 2003
Ouvrages collectifs :
Pour repolitiser l’écologie, aux éditions Parangon, 2007
Contre le travail le dimanche, aux éditions Golias, 2008 (à paraître)

Contact : journal La Décroissance

par Gabeu publié dans : Livres / magazines / musiques / films
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Jeudi 15 mai 2008

Exclusif : Rachida Dati parle avec une copine, le micro enre
envoyé par bakchichinfo

Le 12 décembre dernier, sur le plateau d'une émission de France 24, un micro indiscret a enregistré en douce un papotage de Rachida Dati avec une bonne copine journaliste. Le site satirique d'informations et d'enquêtes Bakchich.info a récupéré l'enregistrement. Que du bonheur !
par Gabeu publié dans : Politique...
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Mercredi 14 mai 2008
L'image “http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/lgo/lemondefr_pet.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

         Pau-Langon, chère liaison

Le terrain est dévasté. De la forêt, ne restent que des souches et des débris de branches. C'est une tranchée de plusieurs dizaines de mètres de large, sur plusieurs kilomètres. Elle longe une rivière et sa forêt humide, composée de carex, d'aulnes glutineux, de chênes pédonculés, un endroit idéal pour la loutre, le vison, la cistude. Sur un arbre, un pic épeiche semble observer l'espace vide et silencieux.

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On n'est pas là dans un lointain pays tropical étranglé par les impératifs du développement, les maux de la mauvaise gouvernance et de la corruption. Mais à Escaudes, dans les Landes, en France, un pays qui s'est engagé à interrompre en 2010 l'érosion de la biodiversité sur son sol et à diminuer drastiquement les émissions de gaz à effet de serre.

Plus de 30 hectares ont été défrichés ici, près de 600 autres le long du parcours de ce qui est le plus grand chantier actuel d'autoroute en France, le projet A65, 150 km de Pau à Langon, en Gironde. Une liaison essentielle pour la région aquitaine, disent les élus, majoritairement favorables. Un projet destructeur et inutile, affirment les opposants, de plus en plus entendus.

Le Conseil national de protection de la nature a rendu, le 19 mars, un avis défavorable à la demande d'autorisation de "destruction d'espèces protégées". Il a notamment jugé que les mesures de protection du vison d'Europe, un mammifère en grand danger d'extinction en France, étaient très insuffisantes. La société concessionnaire, A'lienor, filiale d'Eiffage et de la Sanef, doit arrêter les travaux.

Alain Rousset n'a pas apprécié. Le président du conseil régional d'Aquitaine a adressé début avril au ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, une lettre cosignée par Alain Juppé, François Bayrou, Henri Emmanuelli : les élus de la région demandent que le chantier ne prenne pas de retard. Cela influencera-t-il le Conseil d'Etat ? Celui-ci doit examiner, lundi 14 avril, le recours formé par dix associations régionales contre le décret d'utilité publique du projet, pris en décembre 2006.

L'A65 apparaît comme le symbole des luttes en cours contre les autoroutes, alors qu'après le Grenelle de l'environnement le ministre responsable de l'écologie et des équipements, Jean-Louis Borloo, avait affirmé : "C'est fini, on n'augmentera plus les capacités routières." La déclaration d'utilité publique de l'A65 a certes été signée avant le Grenelle. Mais le dossier n'en cristallise pas moins l'opposition aux nombreux projets disséminés aux quatre coins de la France.

Avec 10 950 km d'autoroutes, la France a déjà le réseau le plus important d'Europe. Les écologistes protestent contre les projets de contournement de Strasbourg, de Bordeaux, de Toulouse, de liaisons Gap-Sisteron, Lyon - Saint-Etienne, de doublement de l'autoroute Paris-Lille, pour ne citer que quelques exemples. "Nous avons recensé tous les plans envisagés, il y a en près de 100, pour 2 300 km, dit Anne Parlange, coordinatrice du collectif d'associations Stop Autoroutes, tout récemment créé. Le Grenelle a pris une bonne décision, mais en pratique, rien n'a changé."

SUITE

Hervé Kempf

 

Autoroutes sur Carfree France  Pour en finir avec la société de l’automobile

Appel pour un moratoire sur les projets autoroutiers

Appel pour un moratoire sur les projets autoroutiers

Nous, citoyens, associations, syndicats, interpellons les forces politiques et leurs candidats : Nous demandons un moratoire sur tous les projets autoroutiers.

Nous lançons un appel en ce sens et souhaitons que soit lancé un débat national sur les transports. Les choix en la matière doivent être cohérents avec le contexte économique, social et écologique du 21e siècle.

Les autoroutes sont des infrastructures d’une autre époque

Deux éléments majeurs marquent ce début de ce siècle : Le réchauffement climatique et l’augmentation du prix du pétrole présageant sa fin à l’horizon de quelques décennies. La construction de nouvelles autoroutes est inutile et dangereuse dans ce nouveau contexte.

Les émissions de gaz à effet de serre des transports routiers sont en constante augmentation. Ils compromettent déjà les engagements de la France à Kyoto, la construction de nouvelles autoroutes ne peut qu’aggraver la situation.

Le développement du transport routier de marchandises s’est fait au bénéfice d’un pétrole abondant et bon marché. Nous sommes à présent entrés dans une ère de pétrole cher sans alternatives énergétiques crédibles. Pour qui, pour quoi, continuer à construire des équipements qui seront surdimensionnés dans quelques années ?

Les autoroutes stérilisent des ressources publiques

Les infrastructures autoroutières utilisent en grande quantité des ressources qui pourraient être mieux utilisées ailleurs. 10 km d’autoroute c’est environ 60 millions d’euros, soit le budget annuel (2004) de l’Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’Énergie. Cet argent serait plus utile dans la recherche sur les économies d’énergies, les carburants non polluants ou le développement du transport ferroviaire. C’est dans ces domaines que la France a du retard, pas dans son maillage routier.

Les autoroutes favorisent surtout les centres urbains

II n’y a plus de région enclavée en France et l’argument du développement économique apporté par les infrastructures routières a été démenti par de nombreuses études. Les autoroutes favorisent surtout les grands centres urbains au détriment des territoires traversés.

Elles sont par contre intimement liées à une économie mondiale de plus en ouverte et spécialisée, rythmée par l’exploitation des moindres niches d’économie de coûts de production, l’externalisation d’un nombre croissant d’activités et les impératifs des stratégies de flux tendu.

L’augmentation de ces échanges se fait au détriment des populations qui subissent les nuisances des transports sans en exiger de dédommagements et grâce à un pétrole abondant et bon marché. Mais ceci est maintenant remis en question.

Nous voulons d’autres modes de transports qui accompagnent le développement local

 

Les investissements publics doivent favoriser le développement local, aider à répartir les activités sur tout le territoire, adapter les moyens de transports aux nouvelles réalités de ce début de siècle. C’était d’ailleurs ce que souhaitent la majorité des français qui selon un sondage fait pour l’Ifen, « pour l’intérêt de leur région (…) préfèr[ent] des infrastructures locales aux grands équipements régionaux. »

Les autoroutes étaient le symbole d’une époque qui disparaît, celle de l’énergie bon marché, de l’ignorance des conséquences écologiques de l’activité économique, celle aussi de l’autoritarisme des élus dans la détermination des politiques publiques. Nous sommes en 2006 et plus en 1960, notre époque est celle de la fin du pétrole et du réchauffement climatique. Nous exigeons que nos élus nous écoutent et prennent en compte ces nouvelles dimensions avec lesquelles le développement de nouvelles autoroutes n’est pas compatible.

contre les autoroutes

Moratoire Autoroutier
NON aux autoroutes !!!

Signer la pétition
par Gabeu publié dans : Vélorution / pollution communauté : PARIS autrement
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